
Le Syndrome prémenstruel (SPM)
En finir avec la semaine d’enfer grâce au yoga de la femme
Irritabilité, ballonnements, crampes, seins gonflés, sautes d'humeur, envies de sucre incontrôlables… Le syndrome prémenstruel touche jusqu'à 80% des femmes. Et si ce n'était pas une fatalité ?
À propos de moi
Le SPM : Une réalité physiologique, pas une faiblesse
Chaque mois, dans les 7 à 14 jours précédant les règles, des millions de femmes vivent une période de leur cycle qui ressemble à montagnes russes, émotionnelle, physique, mentale. Pendant longtemps, ce vécu a été minimisé, pathologisé ou simplement ignoré. « C'est dans ta tête. » « Toutes les femmes vivent ça. » « Prends de l'ibuprofène. »
Le syndrome prémenstruel (SPM) n'est pas dans la tête. C'est une réalité physiologique documentée, liée aux fluctuations hormonales de la phase lutéale, la seconde moitié du cycle, entre l'ovulation et les règles.
Le rôle de la progestérone et des ostrogènes
En phase lutéale, la progestérone monte, puis redescend si la fécondation n'a pas eu lieu. Cette chute rapide de la progestérone, combinée à une relative dominance oestrogénique, déclenche une cascade de réactions : rétention d'eau, inflammation, modifications de la sérotonine, irritabilité du système nerveux. C'est le terrain biologique du SPM.
Un déficit en progestérone, souvent appelé « insuffisance lutéale », est l'une des causes les plus fréquentes de SPM sévère. Ce déficit peut être causé par le stress chronique (le cortisol entre en compétition avec la progestérone pour les mêmes précurseurs), une nutrition insuffisante, un déséquilibre thyroïdien ou encore un SMOP.
Le rôle du système nerveux
La progestérone agit sur les récepteurs GABA, les mêmes récepteurs que les benzodiazépines.
Quand elle chute, c'est un peu comme si l'on retirait un anxiolytique naturel. Le système nerveux devient hypersensible : les stimulations normales semblent plus fortes, les émotions plus intenses, la douleur plus perceptible. Cela explique l'hypersensibilité émotionnelle et physique caractéristique du SPM.
La sérotonine : la connexion oubliée
Les oestrogènes stimulent la production de sérotonine, l'hormone du bien-être. Quand ils chutent en fin de phase lutéale, la sérotonine chute avec eux.
C'est pourquoi les envies de sucre (qui stimulent rapidement la sérotonine) sont si intenses avant les règles, et pourquoi les femmes souffrant de dépression sont particulièrement vulnérables au SPM.
Yoga de la Femme® & le SPM
01.
Soutien la production de progestérone
Le Yoga de la Femme® intègre des séquences spécifiquement conçues pour stimuler les ovaires et soutenir la phase lutéale. Ces postures, combinées au travail sur les glandes surrénales, qui produisent également de la progestérone, créent les conditions d'une phase lutéale mieux équilibrée. C'est un travail de fond, qui demande de la régularité, mais dont les effets se font sentir dès les premières semaines.
02.
Régule le système nerveux
La pratique régulière de pranayama (respiration 4-7-8, cohérence cardiaque, Nadi Shodhana) allié à la pratique du Yoga de la Femme® active le système parasympathique et réduit la réactivité du système nerveux en phase prémenstruelle. Concrètement : moins d'irritabilité, moins d'hypersensibilité émotionnelle, meilleur sommeil, même quand la progestérone chute.
03.
Libère les tensions pelviennes
Les douleurs et la lourdeur pelviennes en SPM sont en partie liées à la stase veineuse et lymphatique dans la région pelvienne. Les postures de Yoga de la Femme®, notamment les ouvertures de hanches, les mouvements du bassin, la marche, etc. améliorent la circulation dans cette zone et réduisent significativement l'inconfort.
04.
Soutien nutritionnel en phase lutéale
Ma formation en naturopathie permet également d’accompagner cette phase avec des conseils simples et adaptés pour mieux vivre les variations hormonales : soutien du système nerveux, alimentation adaptée à cette phase, et habitudes de vie qui favorisent l’équilibre émotionnel et physique. L’objectif est de réduire les inconforts du syndrome prémenstruel et de retrouver plus de sérénité dans cette période du cycle.

Un petit mot : «Dans le cadre du Yoga de la Femme®, la phase lutéale est associée à l’archétype de l’Enchanteresse — celle qui ressent tout intensément, qui a besoin d’authenticité et de ralentissement. Plutôt que de lutter contre ce besoin naturel de repli, on l’accompagne avec des postures douces, des temps de calme, de repos et une véritable reconnexion à soi. Tout cela est essentiel pour rester en harmonie avec cette phase du cycle.»
